Young Palestinian boy with a keffiyeh flies a white kite with a red heart, surrounded by doves and poppies, against a sunset sky and Gaza skyline.

Il a écrit ceci alors que les bombes explosaient au-dessus de lui.

Le dernier poème de Refaat Alareer n'était pas seulement un adieu, c'était une mission.
S'il doit mourir, nous devons vivre.
Pour raconter l'histoire.
Pour porter l'espoir.
Pour faire voler le cerf-volant.

Si je dois mourir,

tu dois vivre

pour raconter mon histoire

pour vendre mes affaires

pour acheter un morceau de tissu

et de la ficelle,

(fais-le blanc avec une longue traîne)

afin qu'un enfant, quelque part à Gaza,

en regardant le ciel droit dans les yeux

attendant son père parti dans un brasier —

et ne faisant ses adieux à personne,

pas même à sa propre chair

pas même à lui-même —

voie le cerf-volant, mon cerf-volant que tu as fabriqué, voler là-haut

et pense un instant qu'un ange est là

ramenant l'amour.

Si je dois mourir,

laisse cela apporter l'espoir,

laisse cela être un conte.

فال بد أن تعيش أنت

رفعت العرعير

إذا كان لا بد أن أموت

فال بد أن تعيش أنت

لتروي حكايتي

لتبيع أشيائي

وتشتري قطعة قماش

وخيوطا

(فلتكن بيضاء وبذيل طويل)

كي يبصر طفل في مكان ما من ّغّزة

وهو يح ّّدق في السماء

منتظرًاً أباه الذي رحل فجأة

دون أن يودع أحدًاً

وال حتى لحمه

أو ذاته

يبصر الطائرة الورقّية

طائرتي الورقية التي صنعَتها أنت

تحّلق في الأعالي

ويظ ّّن للحظة أن هناك مالكًاً

يعيد الحب

إذا كان لا بد أن أموت

فليأ ِِت موتي باألمل

فليصبح حكاية

ترجمة سنان أنطون

📎 « Si je dois mourir » – par Refaat Alareer
🕊️ Repose en puissance, frère.
#warriorinkco #RefaatAlareer #Gaza #PoésieDeRésistance #LaPalestineVit

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